Conseils pour l’Etape du tour

Par Jean Baptiste QUICLET - Entraîneur cycliste professionnel

L’Etape du Tour est une épreuve montagnarde avec près de 6 difficultés répertoriées et 3600 m de dénivelé positif. La réussite de votre objectif va être conditionnée par votre capacité d’endurance et vos aptitudes en montée, surtout en fin de parcours avec l’ascension du Mont Revard et la montée finale du Mont Semnoz.

L’essentiel à retenir est de préparer cette épreuve avec un travail axé sur l’endurance : 130 km pour 4h30 à 6h30 d’effort, ainsi que se préparer à la succession d’efforts longs comme les ascensions de cols. C’est de plus une épreuve en peloton où votre gestion sera essentielle pour éviter les défaillances.

 

Les difficultés

Côte de Puget (5,4 km à 5,8%)
Col de Leschaux (3,6 km à 6,2%)
Côte de Aillons-le-Vieux (6 km à 4%)
Col des Prés (3,5 km à 6,5%)
Col du Mont-Revard (16 km à 5,4%)
Montée finale du Semnoz (11 km à 8,3%)

 

Les conseils durant l’épreuve

• Le départ.

Le départ est un départ en peloton. Le stress, l’excitation, l’engouement populaire peuvent quelques fois vous faire perdre vos repères. Généralement, les repères sensoriels sont meilleurs, les sensations sont là et il n’est pas rare d’avoir un excès d’engagement dans les premiers kilomètres sans vraiment penser à la suite. C’est une première erreur à éviter car même avec un bon ravitaillement, une dépense énergétique trop importante en début d’épreuve peut avoir des conséquences dans les dernières heures. Pour éviter cela, essayez de suivre des groupes de votre niveau. Si vous êtes en surrégime, laissez-vous décrocher. Vous reprendrez des places une par une dans les deux dernières ascensions.

• Le ravitaillement.

Sur une épreuve d’endurance comme l’Etape du Tour, le ravitaillement est la base de la réussite de votre objectif. Tout d’abord, il faut bien vous alimenter sur la fin de semaine qui précède l’épreuve. Inutile de manger en excès le matin même de l’épreuve, la priorité est de se sentir bien sur le vélo et ne pas risquer de ballonnements. Durant l’épreuve, favorisez les apports réguliers en solide et en liquide. Buvez 1 à 2 gorgées d’HYDRIXIR ANTIOXYDANT toutes les 10 minutes et ce dès la première heure d’effort. Complétez l’apport énergétique de la boisson par des gels et des barres, pris toutes les 45 minutes à 1 heure. Une déshydratation a un impact immédiat sur votre performance. Les quantités varient en fonction de la température mais compter généralement 1 à 2 bidons par heure d’effort. Concernant les ravitaillements collectifs, ils sont importants pour refaire le plein, par contre évitez de prendre les « fruits secs, quatre quarts, oranges… souvent pas assez digestes pour une épreuve aussi difficile que l’Etape du Tour. Généralement, je préconise de prendre votre propre ravitaillement solide. L’idéal est d’avoir testé dans des épreuves préparatoires les produits et les goûts afin de ne pas avoir de surprise. Côté hydratation, elle est tout aussi importante que l’apport solide.

• La gestion de l’effort.

L’Etape du Tour est une vraie épreuve d’endurance où la gestion prédomine. Le but est d’être le plus régulier possible dans la gestion, tout en respectant vos phases positives et négatives. En effet, au delà de 3h d’effort, la production d’énergie et les sensations varient en fonction de différents environnements : motivation, alimentation, … On peut avoir une séquence euphorique, puis une séquence où les jambes sont absentes. Le principal est de réguler cela et de bien l’analyser pour ne pas avoir trop de variation de motivation, d’engagement.
De manière générale, utilisez les groupes dans les vallées et dans les descentes. Même si vous sentez que vous pourriez aller plus vite, la débauche d’énergie est trop importante par rapport au gain de temps. A contrario, dans les ascensions, surtout dans les deux dernières, concentrez-vous plus sur vos sensations, votre allure. Chaque ascension doit être un effort individuel, comme un contre-la-montre. Soyez vigilent à votre cadence. Essayez d’être le maximum en vélocité dès le début de l’épreuve. Une mauvaise gestion de braquet entraîne une fatigue prématurée de l’appareil musculaire.

En conclusion, l’Etape du Tour est une épreuve populaire avec un certain engouement. Ne vous laissez pas griser par cela, concentrez-vous sur votre parcours et le plaisir sera encore plus important.

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