KARIM AMOUR, portrait d'un "enduriste"

Par Karim Amour, Champion d'Europe enduro 2012

Figure incontournable du VTT, Karim Amour a l’un des plus beaux palmarès français dans des disciplines aussi variées que la descente, le dual, le 4x et l’Enduro. Véritable compétiteur, c’est aussi un pilote d’expérience qui aime partager sa passion.

1) Karim, peux-tu nous définir ce qu’est l’enduro ?

L’enduro reprend les racines du Mountain Bike à ses débuts : monter à son rythme, et s’élancer en descente. C’est aussi un sport polyvalent qui mêle les disciplines reines dans le VTT, à savoir le cross country et la descente. Ce mélange des genres permet d’associer différents profils de pratiquants.

2) Comment es-tu arrivé à l’ENDURO ?

J’ai toujours eu le goût et l’envie de découvrir de nouvelles pratiques. Les premières maxiavalanches ont eu lieu en 2002. Je me suis d’abord lancé par défi physique car c’est une discipline qui demande des qualités d’explosivité,de pilotage et d’ engagement sur des manches variant de 20 à 30 mn. Puis l’enduro est devenu de plus en plus important sur la scène du VTT, et ma passion est venue naturellement.

3) Quelles sont les disciplines de l’Enduro ?

On distingue deux types de disciplines : les mass starts, départs en lignes de 200 à 600 participants, à l’issue desquelles les coureurs sont positionnés sur les manches suivantes et les rallyes, variant de 4 à 5 spéciales chronométrées d’environ 5 min
La différence principale entre le mass start et les rallyes va se situer au niveau de la durée d’effort : pour le rallye, environ deux manches de 20mn à ½ heure pour un temps de course effectif de 40 mn à 1 heure sur la journée, tandis que pour un rallye, on est en général autour des 30 mn.

4) Quelle est ta préparation spécifique pour l’Enduro ?

Je n’ai pas de préparation spécifique à l’enduro si ce n’est que je mets l’accent sur la qualité des départs, pour pouvoir me mettre rapidement en action le jour de l’épreuve. Lors des mass starts, l’essentiel est de pouvoir s’extirper du groupe dès le départ et d’avoir une bonne visibilité sur le circuit car on peut rapidement perdre du temps sur les 4 premières minutes de course.
Le bon départ doit permettre de gagner de précieuses minutes de course, voire de creuser un petit écart pour permettre ensuite de lever le pied, parce qu’il est inenvisageable de tenir une demi-heure à ce rythme là.

5) A tes yeux, quelles sont les qualités pour pratiquer l’Enduro ?

Quand on a un vélo qui pèse dans les 13kg, avec des protections, le tout peut approcher les 20kg.
Une personne qui fait du xcountry aura une bonne base physique et plus de chances de percer dans cette discipline. En effet, si de bonnes qualités de descendeurs peuvent permettre de gagner entre 1 et 3 secondes à la minute, en revanche un descendeur moins endurant, peut rapidement perdre 10 secondes par minute lors des montées. L’endurance, la force, l’explosivité, le pilotage sont essentiels pour réussir dans cette discipline.

6) Et au niveau du matériel ?

Le vélo doit être léger et fiable avec un bon rendement. Les pneus ne doivent pas être trop légers, pour éviter les crevaisons : Enduro, endurance, fiabilité.
D’un point de vue personnel je pense que le 26 “ disparaitra. Le 27 ½“ est un bon compromis. Le 29“ sera conseillé à ceux qui ont des difficultés de pilotage.

7) Où peut-on pratiquer l’enduro ?

Les courses peuvent se faire dans n’importe quelle région, en enduro. C’est un cumul de spéciales, à Paris, en Bretagne etc. Tout le monde peut pratiquer. Il n’y a pas besoin d’être dans une station montagneuse pour pouvoir en faire. Par ailleurs, c’est une discipline porteuse, intergénérationnelle.

8) Quelle est ton épreuve d’Enduro préférée

Ma course préférée reste quand même la classique « La Mégavalanche ». Tout d’abord parce qu’il s’agit de la course la plus ancienne, mais aussi parce que le parcours est magnifique. Le départ sur le glacier du célèbre Pic blanc à 3000 m d’altitude est quelque chose d’extraordinaire.

9) Comment expliques-tu ta longévité dans la discipline ?

C’est ma 20e année sur les circuits de haut niveau. Peu de personnes peuvent revendiquer une longévité comme la mienne dans le domaine. Ce qui m’a permis cela est le fait de piocher dans plusieurs disciplines. En étant toujours à la recherche de renouveau, on évite la routine, on découvre de nouvelles astuces, de nouvelles techniques etc. Tout cela permet de garder de la fraicheur et de rester toujours en éveil. Mais il y a aussi une hygiène de vie, le plaisir d’être sur le vélo …

10) Quelle place occupe la nutrition à l’entrainement ?

La nutrition vient en 2e position, après l’entrainement, et avant la récupération. C’est le BA BA pour aller vers les performances car une nutrition adaptée permet d’avoir le bon carburant. Il est toujours bon de savoir comment le corps réagit, et s’il assimile correctement ce qu’on lui apporte.
A l’entrainement je privilégie l’hydratation avec HYDRIXIR ANTIOXYDANT(1). Quand je fais des grosses sorties : je prends des barres pour éviter les baisses de régime et des GELS ANTIOXYDANTS(2). Juste après l’entrainement, je prends du SPORDEJ avec du REGEPROT. Cela évite de manger des madeleines ou autres, et permet un apport énergétique bien plus adapté qu’un pain aux raisins ou un sandwich au pâté. De plus, tous ces produits sont très simples à préparer et à utiliser.

11) Quelles vont être tes ambitions sportives pour 2013 ?

Pour l’instant je dois me remettre car je me suis cassé la clavicule. Mais j’avais mis jusque là l’accent sur les enduro World series, et la Mégavalanche. J’espère être de retour pour fin juin, en forme pour préparer la première épreuve de Maxiavalanche. Il faut être lucide, au début, il va me manquer un peu de rythme, je vais essayer d’accrocher le bon wagon, de faire parler mon expérience, afin de pouvoir participer à toutes ces épreuves : Maxiavalanche, Mégavalances et Crankworx au Canada.

12) Tu es aussi organisateur de stages, peux-tu nous en parler ?

Grâce à l’enduro, j’ai pu partager mon expérience avec le monde cycliste et cyclosportif. L’esprit des cyclos est un peu celui de l’enduro, dans le sens où l’on peut mélanger compétition et découverte. Je suis très heureux d’évoluer dans ce type de projet, et de pouvoir donner des astuces pour que les pratiquants puissent évoluer au mieux dans leur domaine.

PALMARES :

Descente :

  • 3e aux championnats du monde
  • Médaille d’argent aux championnats de France ;
  • 5e aux Championnats d’Europe
  • Vainqueur de la coupe de France
  • 4 fois vainqueur de l’Avalanche Cup.

4 cross :

  • Vainqueur de 2 coupes du monde (en 1999 et en 2004),
  • champion de France en 2002
  • Vice-champion d’Europe en 2004.

Enduro :

  • Vainqueur du Roc d’Azur, super enduro de finale ligure, et Maxiavalanche europe cup.
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