Il l'ont fait, portraits de participants

Par Jean-Michel Richefort,

Fabrice Rota - Courpière (Puy-de-Dôme)

Une participation

Cycliste route et VTT, Fabrice travaille en qualité d’éducateur sportif et animateur d’activités au Centre national de cyclotourisme. « Parmi les gens qui venaient en séjour au Centre, certains me parlaient régulièrement du Paris-Brest-Paris. Ils racontaient leurs anecdotes, leurs meilleurs souvenirs, leurs galères aussi. Mais tous avaient conservé un lien très fort avec ce brevet mythique. J’ai toujours écouté avec attention et envie... » L’idée d’y participer traverse l’esprit de Fabrice. Malgré des qualités physiques très endurantes, il n’a pas d’expérience sur longue distance, mais l'idée de relever le challenge lui plaît. Il passe avec succès les brevets qualificatifs, puis profite de la Semaine fédérale de Périgueux pour peaufiner sa préparation.

Le jour J arrive sans qu'il sache réellement ce qui l’attend. Il part sans assistance. « Bien encouragé par des amis que j’avais régulièrement au téléphone, l’aller m’a paru très facile. Toutefois, à Loudéac, avec la pluie incessante, j'ai commencé à souffrir d’irritations à l’entre-jambe. J'ai alors pris de l’Homéoplasmine sur les conseils d’un pharmacien. L’irritation a disparu définitivement. Je suis arrivé à Brest sans trop de peine, en m’arrêtant même au sommet du Roc Trévézel pour admirer le paysage.

» Au retour, la pluie a commencé son travail de sape, et du côté de Fougères, c'est le coup de théâtre ! Fabrice songe à l’abandon. Il souffre énormément des pieds et ne peut plus appuyer sur les pédales. « Au contrôle de Fougères, j’ai eu très peur, affirme t-il. Mes pieds étaient ulcérés et gonflés comme s’ils avaient macéré longtemps dans un liquide. Les secouristes sont alors intervenus avec efficacité. » Des soins appropriés et un peu de repos remettent notre homme en état. Fabrice repart avec un gros mental. Il atteint Mortagne puis Dreux, « dans ma bulle et avec une gosse envie de boucler mon premier Paris-Brest ». En 68 h, il atteint finalement l’arrivée, très heureux d’avoir fini malgré les conditions atmosphériques défavorables.

Jean-Gualbert Faburel - Ecquevilly (Yvelines)

Quatre participations

Le P-B-P est un rendez-vous incontournable pour Jean Gualbert. Licencié à l’Audax Club Parisien, il baigne dans l’évènement depuis sa plus tendre enfance. En 1987, il est marqué par l’abandon de son grand-père, Robert Grison. « C’est pour lui que j’ai fait mon premier P-B-P en 1995. Je revois encore sa fierté à mon arrivée à Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette randonnée est bien plus qu’un simple parcours en vélo. C’est une véritable communion entre les participants, les bénévoles et les spectateurs. Au-delà de l’aspect sportif, une véritable découverte de soi s’opère sur les longues distances, et l’environnement du P-B-P décuple les sentiments personnels. » Habitant près de Guyancourt, Jean-Gualbert passe parfois devant le gymnase des Droits de l’Homme, lieu d’arrivée du P-B-P, et à chaque fois, les frissons l’envahissent.

Il veut revivre ces moments de bonheur intense une nouvelle fois. « En 2011, je devrais participer à mon 5e P-B-P randonneur. J’ai également encadré le P-B-P des jeunes en 1991 et effectué un P-B-P Audax en 2001. Pour mon premier P-B-P, le meilleur souvenir restera sans aucun doute les yeux de mon grand-père lors de mon retour à Saint-Quentin-en-Yvelines, ainsi que la patience de Roger Martin qui m’a accompagné sur l’ensemble du parcours. » C’est ce même Roger qui lui a appris à réussir une épreuve longue distance. C’est également lui qui a été là en 1999 pour le pousser à terminer dans les 20 derniers kilomètres alors qu’il refusait d’avancer !

« En 2007, j’ai effectué pour la seconde fois le parcours avec Geneviève, mon épouse. La météo était difficile, mais en partant à 5 h du matin, nous avons bénéficié de conditions certainement plus favorables. Si les 300 premiers kilomètres ont été éprouvants, la suite a été plus calme. Nous avons quasiment respecté notre planning avec des haltes sommeil de 30 minutes à Brest et de 2 h à Fougères. Seul point noir, Geneviève n’a pu dormir lors du deuxième arrêt, et elle a été victime d’un gros coup de barre dans le Perche. » Sa plus grande émotion viendra 24 h après son arrivée. Jean-Gualbert apprend le vendredi matin que son coach de 1995, Roger, est en difficulté pour terminer son 10e P-B-P.

« J'ai sauté sur mon vélo, et je suis parti le retrouver à 70 km de là, au contrôle de Dreux, pour le soutenir lors de sa dernière étape. Malheureusement, Roger abandonnera quelques minutes après mon arrivée alors qu’il était encore dans les délais. J’aurais tellement voulu le porter comme il l’avait fait pour moi… »

Christiane Thibault - CC Croissy-sur-Seine (Yvelines)

Une participation

Christiane est originaire de Saint-Méen-le-Grand, patrie des frères Jean et Louison Bobet, par laquelle passe le parcours du Paris-Brest. Nous l'avions rencontré lors de l'édition 2007. « Paris-Brest représente une épreuve mythique pour le dépassement de soi qui permet de voir ses limites. En février 2007, avec une équipe de cinq cyclistes expérimentés du CC Croissy-sur-Seine, j’ai accompli tous les brevets. Je me suis élancée avec un seul objectif : la régularité de bout en bout. » Partie le lundi à 20 h, Christiane arrive à Brest le mardi en fin d’après-midi. Elle prend alors le temps nécessaire pour se nourrir et se vêtir avant d’affronter la seconde nuit. Elle repart avec sérénité pour accomplir une grande partie du retour toute seule.

« Heureusement, je retrouvais mon assistance aux différents contrôles, ce qui a été d’un grand réconfort. Quelle joie de retrouver Jean-François et Alain, mon mari, à chaque contrôle ! » Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de Paris, son mental était de plus en plus fort, et ce malgré la pluie. « Le doute m’ a toutefois envahi à Dreux, avec la fatigue énorme de deux nuits sans dormir. Puis j'ai connu deux grands moments de joie : le passage dans mon village natal de St-Méen-le-Grand et mon arrivée a Guyancourt avec tous les supporters du club et mes amis. J’étais heureuse bien sûr, et surprise d’avoir réalisé le meilleur temps féminin. » Impressionnante de facilité dans toutes les montées, elle a rallié cette année-là Saint-Quentin en 54 heures et 14 minutes. Quelle endurance et quelle régularité !

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