Grands principes d'hydratation chez le tennisman

Par Jean-Jacques Menuet, Médecin du sport

Les conséquences d’une déshydratation :

S’il n’est pas correctement hydraté le muscle se contracte mal. Le joueur perd en « fluidité », en « relâché », le geste technique est altéré. Des crampes et des contractures peuvent survenir et le muscle peut se blesser (claquage, décollement myo-aponévrotique). De plus, un tendon mal hydraté, s’enflamme plus facilement (tendinite) et peut lui aussi se blesser. Mal hydraté le cerveau va faire les mauvais choix tactiques. Les réflexes sont altérés et la lucidité diminue.

La température du corps augmente, le coup de chaleur peut survenir. Plus épais, le sang circule moins bien et irrigue moins les muscles. Le retour veineux est moins bien assuré, les « toxines » stagnent dans les jambes et la récupération après l’effort sera moins performante. Le cœur s’accélère, des maux de tête peuvent survenir, le malaise approche …

On sait qu’une perte d’1% du poids en eau entraîne une perte de puissance de 10% … Ainsi un joueur de 80 kg qui perd un litre et demi d’eau pendant son match perd également plus de 20% de puissance.

Comment s’hydrater ?

Il faut boire avant d’avoir soif car la sensation de soif annoncée par le cerveau, signifie que l’on est déjà déshydraté. Il faut donc commencer à boire avant le match. Puis régulièrement un petit peu par un petit peu dès le début du match, entre les jeux, entre les sets. Lors d’une interruption de jeu, ne pas hésiter à bien s’hydrater. De même après le match il faut boire car pendant l’effort on ne peut pas compenser la totalité de la perte d’eau. Un bon repère : les dernières urines de la journée doivent être claires comme de l’eau. Le sportif ne doit pas hésiter à placer la nuit un peu d’eau à portée de main pour boire quelques gorgées s’il se réveille.

Boire quoi ?

Avant le match, une boisson d’attente peut être consommée : elle assure le maintien d’un niveau stable de la glycémie et permet aussi de lutter contre les manifestations du stress.

Pendant l’effort, il faut choisir une boisson qui apporte de l’eau (logique…) mais aussi du sucre (glucides simples et complexes) pour apporter et entretenir le carburant, et des minéraux. Si la transpiration a été abondante, que le joueur a transpiré très « salé » et que la boisson consommée pendant l’effort ne contient pas de minéraux alors une insuffisance rénale fonctionnelle à minima peut se mettre en place. Peut également apparaître un certain degré d’œdème cérébral selon un mécanisme complexe : le joueur peut signaler des maux de têtes, une diminution du volume urinaire pendant plusieurs heures, quelques œdèmes.

Après le match, surtout s’il a été long et intense et qu’un autre match est programmé le jour même ou le lendemain, il est intéressant de consommer une boisson de récupération. Pendant l’heure qui suit le match, buvez-la par petites gorgées pour bien compenser ce qui a été perdu pendant l’effort : eau, minéraux, glucides, mais aussi acides aminés.

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