Découvrez le ski alpinisme

Par Laëtitia Roux, Vainqueur de la Pierra Menta 2011

Quelles sont les spécificités et qualités nécessaires pour le ski alpinisme ?

Le ski alpinisme est avant tout un sport d’endurance. Le système cardio-pulmonaire est mis à rude épreuve lors des compétitions. La montée constitue environ un huitième de la durée totale de la course. Il faut donc être bien entraîné pour arriver à maintenir sur ce temps là, un effort à un haut pourcentage de sa consommation maximale d’oxygène, que l’on appelle VO2max. Cependant, la qualité d’endurance ne suffit pas. Le ski d’alpinisme est un sport très polyvalent, car il demande également des qualités de descendeurs, un bonne technique et de la concentration. En effet, les descentes sont toujours très physiques et techniques car elles se déroulent hors piste, dans des neiges qui peuvent être changeantes. Une certaine force musculaire dans les jambes, et notamment les quadriceps est alors nécessaire. Puis la technique intervient évidemment en descente, mais aussi en montée et lors des manipulations avec le matériel, par exemple pour décoller les peaux, les recoller, mettre les crampons ou encore les skis sur le sac.

Comment se prépare-t-on de façon globale et spécifique à ce genre d’épreuve ?

L’entraînement se fait toute l’année. En été et en automne il est important de faire un gros travail de fond en endurance, par du vélo, de la course à pied, de la marche bâtons, du ski roues, etc. C’est aussi le moment de travailler en musculation et stabilisation. Puis l’automne est également le moment où l’on attaque à s’entraîner de manière vraiment spécifique, avec des entraînements plus courts et plus intenses. Il est intéressant de faire des stages sur le glacier au mois de d’octobre ou novembre pour s’entraîner sur les skis avant que la neige se soit vraiment installée de partout.

Comment gères-tu ton alimentation pendant l’entraînement, qu’il s’agisse de l’alimentation générale ou de la nutrition de l’effort ?

Je fais toujours attention à avoir une alimentation saine et naturelle. C’est à dire que je privilégie les aliments frais, que je prends « au petit paysan du coin » ou en magasin bio et je mange un maximum d’aliments à l’état sauvage, non transformés ou raffinés, comme le riz, les céréales telles que le quinoa et le millet ou encore les légumes secs comme les lentilles, les poids chiches ou les poids cassés qui sont également source de protéines végétales. J’évite donc tout les plats cuisinés industriels et les plats trop gras à basse de beurre ou de crème. Je mange beaucoup de fruits et légumes, et j’alterne entre poissons, viandes, tofu pour ce qui est des protéines. Au final, je mange de tout mais je fais attention à la qualité des aliments que j’ingère car de nos jours, les fruits et légumes de mauvaise qualité ne contiennent malheureusement plus aucun nutriment !

Pendant l’entraînement je prends systématiquement une boisson d’apport glucidique, que je concentre plus ou moins en fonction des températures et de l’intensité de mon effort. Pour des efforts assez long, supérieur à 2h j’emporte des barres ou des gels que je prends lorsque je n’ai plus de boisson énergétique ou au cas où j’ai un « petit coup de barre ».

Quelle incidence le froid peut-il avoir sur l’entraînement ou pendant une épreuve ?

Le froid est un stress supplémentaire pour l’organisme, qui dépense beaucoup plus d’énergie, simplement pour maintenir le corps à 37°. Et pourtant, avec des températures plus basses l’envie de boire est moindre. Certes, on transpire moins mais l’apport hydrique et glucidique pendant l’effort est toujours aussi important.

Sur le plan purement pratique, les gels liquides sont beaucoup plus adaptés à des conditions froides car un gel liquide peut durcir et devient très difficile à prendre. Et pour ceux qui utilisent des camel-back, il faut faire très attention à ce que la pipette ne gèle pas, ce qui peut être fatal lors d’une compétition.

Quelle influence va jouer le froid sur ton alimentation ? sur ton entraînement ? durant l’épreuve ?

Dans des conditions froides, il est plus difficile de sortir tôt avant le départ mais je veille quand même à toujours faire un bon échauffement. Puis pendant la course ou à l’entraînement, je me force à boire régulièrement et à m’alimenter si besoin, même si je n’en ressens pas le besoin.

Est-il possible de se préparer à tout cela ? Du point de vue de la préparation ? Du matériel ? De l’alimentation ?

Les entraînements se font sur les skis, et donc dans des conditions souvent semblables aux compétitions. C’est à ce moment là qu’il faut tester les choses ! Tester le matériel, les gels, les boissons, la concentration, la quantité à prendre, etc. C’est une préparation importante à effectuer avant les compétitions.

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